Blouin Orzes architectes

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MAISON

STE-PÉTRONILLE

Habitation

Lieu

Ste-Pétronille, IO

Année de réalisation

2006

Toute nouvelle construction sur l’île d’Orléans soulève d’emblée la question de l’intégration d’un bâtiment contemporain en secteur patrimonial. Dans ce contexte, la maison de Sainte-Pétronille fournissait donc l’opportunité de faire une réflexion sur l’habitat contemporain en milieu historique.

 

Située à l’extrémité d’un chemin privé s’éloignant de la route principale, la maison, adossée à un boisé de cèdres, borde les terres agricoles. Isolé du cadre bâti du village linéaire, le projet en est un d’insertion et d’intégration au paysage rural de l’île. Vu des terres voisines, le profil de la maison qui se découpe sur la hauteur de la colline est familier. À son approche, la toiture à baguette et le revêtement de planches placées à la verticale sont aussi représentatifs de la tradition locale, alors que le traitement des ouvertures et la transparence des volumes nous ramènent dans le temps présent.

Le programme des espaces était, dans l’ensemble, représentatif des besoins de la famille québécoise d’aujourd’hui. Le projet devait toutefois s’inscrire à l’intérieur de paramètres réglementaires très précis régissant les nouvelles constructions (proportions, hauteurs, pentes de toits, matériaux) déterminés par les typologies qui caractérisent les maisons historiques de l’île.

 

Cette forme imposée fournissait le prétexte pour faire un exercice d’adaptation de la maison traditionnelle à la manière actuelle d’habiter et de construire. Le plan libre du rez-de-chaussée, la simplicité volumétrique et l’expression brute des éléments constructifs typiques des maisons de la première génération de l’île d’Orléans sont les principes fondateurs qui ont balisé la recherche d’une expression contemporaine pour la maison. La démarche ne se limitait donc pas au gabarit du volume construit, mais à la manière de le construire et de l’habiter. La référence contextuelle établie par la juxtaposition des volumes iconiques de la maison et du bâtiment annexe, occupés respectivement par les fonctions domestiques et de travail, démontre ici par le biais de ces deux typologies tout ce qui sépare et réunit à la fois trois cents ans d’histoire.